Les témoigages de deux élèves de Villiers-le-Bel



Oral OZLEM:

Ce vendredi a été une journée pleine de découvertes et d’enrichissements. Nous avons pu visiter le Mémorial de la Shoah. Ce mémorial nous a vraiment très bien montré l’horreur du génocide. Nous avons vu des photographies, des vêtements des prisonniers des camps, des lettres, des vidéos d’époque et de témoins d’aujourd’hui. Comme tous mes camarades, cette visite m’a beaucoup touchée et marquée, car on a pu enfin voir (après l’étude en classe) ce que le génocide des juifs a pu faire comme drame et comme conséquences. Cela a encore plus renforcé l’idée que plus jamais de tels actes ne doivent être commis.

L’après-midi, nous sommes allés au lycée Voltaire pour rencontrer de jeunes lycéens. C’était la semaine du Vivre-ensemble. Il y a eu la projection de scènes du Chagrin et la Pitié et de La Bataille d’Alger autour desquelles a eu lieu un débat. On a pu poser toutes nos questions à différents professeurs et aux autres élèves. A travers cette rencontre, le dialogue et l’ouverture vers les autres jeunes ont été plus rapides. J’ai été assez étonnée de voir que nous étions à l’aise pour discuter entre nous tous. C’est ce qui a créé un sentiment de confiance en nous qui venons de banlieue. Contrairement à ce que l’on pense, les jeunes de banlieue s’intéressent également à beaucoup de choses, comme tous les jeunes d’ailleurs. C’est pour cela que les rencontres, comme celle-ci, sont un bon moyen d’élargir le dialogue. Voilà comment s’est terminée notre journée pleine de découvertes.

Emily LEFEVRE:

Cette visite au Mémorial de la Shoah a été bénéfique, dans le sens où nous avons pu voir de nous-mêmes la cruauté, la barbarie de la Seconde Guerre mondiale. Les photographies et les nombreux documents présentés nous ont fait revivre ces moments, et tout cela, dans le respect des victimes. Ce fut donc une matinée pleine d’émotions et de remise en question sur la question de la tolérance.

L’après-midi, nous sommes allés au lycée Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris. Le débat en compagnie de lycéens nous a aussi montré que les problèmes de tolérance étaient toujours d’actualité. La " tolérance d’aujourd’hui ", c’est celle dont nous sommes les protagonistes. Il n’y avait pas de question taboue et nous avons expliqué chacun avec nos mots, ce que nous ressentions en voyant les images des deux films présentés sur la collaboration et sur la guerre d’Algérie.